Hommage à Jean-François LAPRADE

Adieu Jean-François !

Le 31 mai 2015, Jean-François Laprade, Directeur du Syndicat de la Diège nous quittait, laissant orpheline la Haute-Corrèze.  Homme de terrain et d’engagement, il fait partie de ceux qui ont tant apporté et qui seront tant regrettés. Passionné par son territoire, ses acteurs, par la vie locale, nous garderons de lui le souvenir de l’exemplarité dont il a fait preuve dans tous les domaines. Il nous laisse avec son souvenir : celui d’une joie de vivre et d’un professionnalisme dont tous nous pouvons nous inspirer.

L’homme de la Diège

Si le Syndicat de la Diège n’a plus à prouver son efficacité, c’est en grande partie grâce à Jean-François Laprade. Il y débuta sa carrière en 1979, à l’âge de 24 ans en tant qu’Agent d’Enquête aux côtés du sénateur Jacques Coudert et du Sénateur-Maire d’Ussel Henri Belcour; deux personnalités incontournables de notre vie locale.

« Ses initiatives, sa largeur d’esprit, son intelligence et ses compétences le font vite apprécier par sa hiérarchie et le portent rapidement vers des grades supérieurs », se souvient Pierre Chevalier, Président du Syndicat. Ainsi, à l’âge de 30 ans, la responsabilité des travaux du Syndicat lui est confiée.

Il fait évoluer le Syndicat, notamment en 1987, en convaincant le Président Henri Belcour de créer une structure d’Entretien d’Eclairage Public. La métamorphose du Syndicat de la Diège vient de débuter.

Il aura parcouru tout le territoire, prodiguant des conseils judicieux et avertis, qui lui valaient toujours l’approbation unanime des maires. Il ne s’arrêtera pas là. En, 1997, il créée le bureau d’études. Jean-Marie Bourg intègre alors le Syndicat, c’est le début d’une grande complicité entre eux. En 2000, il décroche le concours d’ingénieur territorial et c’est presque naturellement qu’il est nommé Directeur. C’est à ce poste qu’il oeuvrera toutes ces années pour que le Syndicat s’impose comme une structure d’ingénierie de proximité, au service de tous les élus.

« Sa compétence, sa droiture, sa totale loyauté, et aussi sa bonne humeur, faisait de lui l’arbitre fréquemment choisi pour solutionner les questions les plus diverses et ses décisions ont été fort utiles pour les combats que nous avons menés ensemble», conclut Pierre Chevalier.

L’homme de Haute-Corrèze

Jean-François connait tout le monde. Tout le monde connaît Jean-François. « Avec son départ, c’est un monument de notre territoire qui disparait, un capitaine qui nous quitte, une perte inestimable pour la Haute-Corrèze », s’attriste Pierre Chevalier. Rieur, bon vivant, intelligent, il s’engagea aussi personnellement dans le monde associatif et sportif. Footballeur, pongiste, il fut aussi avec ses amis à l’origine de nombreuses manifestations locales et s’impliqua même dans le domaine culturel en tant que trésorier de l’Ecole Intercommunale de Musique et de Danse de Haute-Corrèze.

Jean-François, « Jacquou » pour les intimes, nous laisse tous un peu orphelins aujourd’hui. Mais l’empreinte indélébile qu’il a laissée dans chaque maison, dans chaque souvenir, dans chaque recoin du territoire restera pour les générations actuelles et à venir, un exemple à suivre pour que vive la Haute-Corrèze !